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«Alerta Salta», de nouveau

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Traducción al francés de Alerta Salta otra vez, nota de la MU 101.

L’organisation pionnière dans la construction d’un futur pour les sans-travail redevient la référence pour relever les défis de notre époque. Ce que l’on voit là où personne ne regarde.

Le samedi 17 janvier 2004, lavaca écrivit le premier reportage de la campagne Alerta Salta. Il fut rendu depuis une cabine de Tartagal et rendait compte du commencement d’un voyage réalisé pour la rencontre de trois cas témoins des problemes de cette époque : l’expulsion violente de la communauté ava guarani de El Tabacal par la coopération Seabord; les maladies engendrées par la contamination des plantes de soja à Banda Norte, Oran, et la pénalisation des plaintes portées par les anciens travailleurs pétroliers de Mosconi, représentés par l’Union de Trabajadores Desocupados (UTD) («Union des travailleurs sans emploi«). La campagne dura une année, durant laquelle eurent lieu des discussions, des expositions, des rassemblements de rue ainsi qu’une marche menée jusqu’au Secrétariat des Droits de l’Homme, la première marche organisée sous la toute nouvelle administration de Nestor Kirchner. Le souvenir de ce long travail est encore frais dans nos mémoires. Pepino Fernandez, emblème de l’UTD, nous demande aujourd’hui d’en raconter l’histoire aux jeunes dans les moindres détails. Il se plaint car ces derniers doutent que les schémas des projets que l’UTD apportait à chaque réunion – grandes feuilles de papier calque, coloriées telles des peintures, qui sentaient le gaz lacrimogène étant donné que ces réunions se terminaient par des actions répressives – finissent affichés comme des oeuvres d’art au Palais de Glace. Comment sont-elles arrivées jusqu’ici ? Gabriela Massuh, exécutive de l’époque du Goethe Institute et aujourd’hui écrivain, avait assisté à l’une des discussions de Alerta Salta. Elle fut frappée par ces cartes qui ne représentaient rien d’autre qu’un projet intégral, pensé par des sans-emploi et ignoré par les représentants de l’Etat.

Aujourd’hui n’est pas une journée anodine. Nous la consacrons à la mémoire, aux souvenirs, nécessaires à la réalisation des défis actuels de l’UTD : par le contrôle de son organisation, son afflux de ressources nécessaires à la réalisation de ses projets fut coupé. Elle est affectée de manière chronique par les taxes et le chômage : c’est lorsque l’on en a le plus besoin que l’on peut attendre le moins d’en haut. Il ne reste alors plus que l’expérience. C’est pour cela que la discussion commence par la mémoire.

Territorio clave

Mosconi est né avec YPF (Yacimientos Petrolíferos Fiscales)*. Sa privatisation condamna à mort ses habitants. Encerclés par les grandes entreprises pétrolières dédiées à extraire les richesses de cette terre, les plaintes furent jetées par les fenêtres. L’UTD fut la première organisation à obtenir comme réponse de la part de l’Etat autre chose que des gaz lacrimogènes et des gendarmes en gagnant, par de dûres batailles, l’établissement des premières mesures sociales du pays.

À présent, la carte postale de la région est la même que n’importe quelle autre soumise à l’extraction voracière : on trouve du soja dans les terres fertiles, du pétrole dans les sous-sol riches, et d’énormes extensions de champs privés dont on connait peu des propriétaires, mais ce peu n’est pas négligable : les Macri, planteurs de haricots, sont un exemple à l’argumentation selon laquelle en zone de triple-frontière les contrôles sur la propriété des terres doivent être transparents.

Sur ce territoire, les routes sont militarisées. Entre Tartagal et Salta, la Gendarmerie dispose de 4 à 5 barrages pour contrôler les passagers et équipages des voitures et bus. Cependant, la préoccupation demeure dans les trafics aériens et clandestins. Ces derniers ne sont pas contrôlés, alors que la circulation des personnes paraît devoir être la priorité.

Le défi actuel est renforcé par la violence institutionnalisée. Chaque premier vendredi du mois, des familles de victimes de crimes non résolus dans la province se réunissent sur la place centrale de la capitale Salta. Cet événement porte le nom de Marche contre l’Impunité et eut lieu jusque là 203 fois. À Salta, selon la commission organisatrice, chaque jour une plainte pour violence est portée contre les forces de sécurité.

La Marche réunit familles et amis des «cas» attendant que justice soit faire. Au total, on en compte 150, la plupart concernant des femmes. Beaucoup répètent le modèle d’impunité le plus connu : celui des étudiantes françaises Cassandre Bouvier et Houria Moumni.

Cochons et crochet

Pepino Fernandez passa par plus de 80 affaires où il fut accusé de délits qu’il aurait réalisés dans ses plaintes contre l’Etat. C’est encore un sujet sensible. «Nous disons toujours que dans des moments pareils, il faut d’abord protéger les personnes, puis les organisations et enfin les noms». On ne parlera donc pas de lui, mais des personnes qui travaillent encore à la UTD. Comment ont ils réussi à soutenir les projets de marche malgré le changement de politique nationale soudain ? Il y a quelque chose d’essentiel à comprendre : il ne s’agit pas de soutenir une idéologie politique ou sociale, mais bien de pouvoir se nourrir, avec ou sans aide de l’Etat. Ils possèdent 100 vergers agroécologiques, de 2 hectares chacun. La variété de légumes leur permet de suivre un régime sain et équilibré. De plus, chacun possède une étable. Les vedettes sont les cochons. Leur consécration fit augmenter le prix de la viande bovine.

Les menuisiers se servent du bois mort. L’un des 5 hangars dispose désormais d’un ensemble complet de portes et fenêtres, prêt à être livré à Maderera, Cordoba ou Buenos Aires. Dans un autre, les graines sont triées par catégorie. Plus loin, on trouve l’atelier de soudure, conforme aux exigences de l’industrie pétrolière. Les femmes recyclent des contenants en plastique revêtus d’un tissage réalisé au crochet : c’est ainsi qu’ils sont transformés en charmant cubes tels que ceux sur lesquels nous sommes assis.

Dans les pépinières, est maintenu le trésor de la fleur native, une obsession ayant toujours défini l’UTD : sous la répression, les plus courageux se sont engagés à recenser la forêt de Mosconi, menacée par l’exploitation du soja transgénique. Ainsi, ces pépinières alimentent depuis les places jusqu’aux montagnes en maintenant un écosystème, ce que l’UTD reconnaît comme l’un de ses objectifs. Récupérer le travail et les exploitations sans contamination, récupérer les espaces publics et les forêts : cela fait partie d’un objectif commun, faire prospérer la vie.

*Entreprise argentine dédiée à la découverte, exploitation, distillation, distribution et vente de pétrole et produits dérivés de celui-ci.

Traducción: Alicia Barotte

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Mariano Magnifico: Actor, bailarín y examinador del lenguaje

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Utiliza las redes para difundir ideas sobre cómo hablamos para hacer pensar y reír, pero también para «tejer comunidad» a través de discursos. ¿Educador o performer? Las malas palabras, el shock, la literatura y su marca «Hablen bien, forros»: vida y obra de este joven multidiplomado que estudió Letras y hace temporada en Mar del Plata.

Por Carlos Ulanovsky

Actor, músico (completó la tecnicatura en canto en el conservatorio Manuel de Falla), figura del teatro musical, Mariano Magnifico (sin tilde) es licenciado en Letras por la Universidad de Buenos Aires, tiene una maestría en Sociología de la cultura por la Universidad de San Martín y está a una materia de recibirse de filósofo.

Nunca se rindió porque, una vez, medio en broma, bastante en serio -y también siguiendo una inequívoca tradición familiar: padres y hermanos docentes – el bailarín (discípulo de Elizabeth de Chapeaurouge) sacó a bailar a la forma de hablar de los argentinos.

El performer se convirtió en comunicador, el dramaturgo y productor devino en un original examinador (algunos ya le endilgaron el hoy inevitable título de influencer) de la lengua”.

En Instagram y TikTok más de 700 mil seguidores consultan sus instrucciones. Pero, avisa, también está identificable en todas las redes con su nombre y apellido: Mariano Magnifico, sin tilde.

Mariano Magnifico: Actor, bailarín y examinador del lenguaje

Foto: @brunogreppi

Mal hablados

Una vez, explicando las diferencias entre sino y si no, se desayunó con la sorpresa de que su explicación se había vuelto masiva, o como ahora debe decirse, se viralizó. A salvo del virus, la fuerte repercusión lo enfocó en la nueva tarea.

No solo lo ponían de la nuca el uso inadecuado de ciertos términos (“Si tendría” o “Si podría”, ilustra) sino que, en alguna ocasión, explicando con glamour y documentación que “había un hacia con h y con c y un Asia que es escribe con mayúsculas, que lleva s y es el nombre de un continente”, cayó en la cuenta que entre el lenguaje cotidiano y él había algo personalísimo.

La coloquial frase de presentación – “Hablen bien, forros”- se convirtió en el 2022, post pandemia, en el libro La divina lengua (editado por Galerna); luego en un unipersonal que sigue representando; y más adelante en un canal de YouTube por suscripción, por el momento gratuito.

No admite que esta nueva actividad que desarrolla con esmero y conocimiento sea su lado B. “Soy todo Lado A e intento compartir con el público lo que tengo”, dice quién sigue en plena actividad artística. En años recientes integró los elencos de La selección musical y Benito de la Boca; de Teresita, una vida de mierda y de Kinky Boots; de Al bárbaro le doy paz, tributo a canciones de María Elena Walsh y de Pretty Woman en donde personifica a un celebrado recepcionista de hotel.

Es posible imaginar que todo pudo haberse iniciado por ser el portador de ese pedazo de apellido, original de la región de Molise, en el centro sur de Italia. Con seguridad apellidarse de ese modo no le ahorró explicaciones, o la necesidad ajena de acercarse con chistes como ‘¿Cuándo vas a Mc Donald’s comés la Mcnífica?’.

Lo magnífico de su Magnifico es que no lleva acento y proviene del verbo magnificar que, de acuerdo a un diccionario confiable, significa “engrandecer, alabar, ensalzar”. Una vez más aclara: “Mi apellido no lleva tilde, según la teoría, porque la tilde no existe en italiano. Pero yo creo más bien que es por la poca ortografía que tenían los trabajadores que anotaban a los inmigrantes”. Se ataja y afirma: “No me considero un educador. Ni a mí mismo me educo. Me cuesta decir que soy especialista en algo. Mi vida fue siempre una chicha y limonada a la vez. A partir de La divina lengua los senderos bifurcados se unificaron en una sola locura”.

Rechaza la presión de los saberes consagrados: “En lugar de erudito, soy eructito”. Relativiza: “Vivimos en una sociedad del shock y el lenguaje es representativo de ese modo de vida”. Lo cierto es que ahora no solo gasta zapatos sobre escenarios cantando, bailando y haciendo morisquetas, sino que sube a ellos para ofrecer charlas, talleres y presentaciones personales.

A la manera de los renacentistas del siglo 16 interesados en distintas disciplinas, Mariano es un representa siglo 21 de esa corriente. En el invierno de 2024 estrenó en el San Martín la obra Instrucciones para un mundo posible, una dramaturgia inspirada en la literatura de Julio Cortázar. Actualmente sigue trazando líneas de investigación para la cátedra de Literatura Francesa cuyo titular es Walter Romero y para el Instituto Artes del espectáculo que lidera Jorge Dubatti. Como si fuera poco sumó experiencias como coach vocal, co condujo programas de radio y escribió ensayos que publicaron distintas revistas culturales.

Malas palabras

Allí se lo ve en pantalla actuando animados y coloridos cortos a los que, con mucha solvencia, guiona, filma, edita e interpreta. A la manera de un locutor de informativo, con una botella como micrófono relata. Un ejemplo: “Terrible accidente en la autopista. Hubieron cinco damnificados. El verbo haber es un verbo impersonal, que quiere decir que solo se conjuga en su tercera persona del singular…De paso cañazo se escribe así (sobreimprime la palabra “haber”). Una de las formas del pretérito es el famoso “hubo”, que tantos problemas nos trae. Entonces, decimos “hubo un accidente” o “hubo muchos accidentes” …Pero qué, entonces ¿el hubieron no existe? Claro que existe: se usa estrictamente cuando viene acompañado de un participio”.

Del mismo modo, en otros recortes se mete a explicar las diferencias del verbo poner o los usos correctos de los sustantivos patronímicos.

En un recordado congreso internacional, Roberto Fontanarrosa reivindicó a la palabra “pelotudo”, como una de sus “malas palabras” preferidas “por su imbatible sonoridad”. En sus videos Magnifico no las evita. Ya el “Hablen bien, forros” es un slogan duro pero difícil de reemplazar “o cuando se interroga ¿por qué hablamos tan para el ortográfico?”.

También cuando canta La milonga de las porongas (en co autoría con Ernesto Biasotti) o al informar que “todas las palabras que terminan en culo llevan tilde”.

Cuenta que algunos docentes le dicen que sus videos son excelentes, pero como tienen malas palabras no los pueden compartir con los alumnos. Opina: “Yo los escucho y les digo, no te preocupes, los chicos también las dicen. Y ustedes, los maestros, también”. Sigue: “A mí me gusta Forro. La F, la O, la doble R, toda esa composición la vuelve genial. En el libro le dedico una sección a las malas palabras. Las reivindico. Son geniales, territoriales, nuestras. La mejor traducción de la emoción en palabras”.

N del R: No solo es una cuestión de infancias. Tenemos un presidente de la nación que con demasiada frecuencia apela a las llamadas malas palabras para retar a quiénes no pensamos como él. Y ni hablar de algunos encumbrados funcionarios que llegaron alto a pesar de su muy reducida dotación de palabras.

Mariano Magnifico: Actor, bailarín y examinador del lenguaje

Foto: @brunogreppi

Tejer comunidad

Magnifico seguirá actuando. Lo espera una temporada en Mar del Plata, que alternará con su propio unipersonal y el cuidado de su trío vocal, las marplatenses de Vox Popurri.

En otros tiempos, para ganarse la vida, ofició de estatua viviente, cantó cumbia, se metió dentro de un disfraz de conejo de pascua para una promoción y cantó a la gorra recorriendo algunas ciudades de Italia (“Fue un enorme entrenamiento. Creo que jamás habría podido hacer mi unipersonal si no hubiese sido por esa experiencia”). Pero no solo eso: ahora es, también, como su abuelo Sebastián, natural de Tortorici, Sicilia, ciudadano italiano. “Uno tiene una lucha personal para que las personas puedan usar la lengua en función de la comprensión comunitaria, de la escucha, de la opinión. Luchas que tienen muchas e injustas resistencias en estos tiempos”, se plantea quién se propone seguir aclarando aquellos eternos dilemas de gramática, sintaxis y ortografía.

¿Militancia? ¿Intencionada didáctica para intervenir en la batalla cultural? Explica: “Me interesa el lenguaje en general y la construcción de los discursos éticos. La gente está perdiendo la capacidad de desengranar esa trama. ¿Sabías que texto viene de trama, que significa tejido? El propósito es ayudar y hacerlo con humor. Una especie de gesto hacia la comunidad que se sigue haciendo preguntas como ‘¿esto va con v o con b?’ “.

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Matar por matar: la violencia policial porteña y el crimen en Lugano de Gabriel González

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Gabriel González, 45 años, pintor, fue asesinado por personal de la Policía de la Ciudad el jueves navideño en el barrio de Lugano, en un nuevo caso de gatillo fácil que además fue registrado por las cámaras de los vecinos. Gabriel intentó intervenir cuando la policía le estaba pegando a uno de sus hijos. Estaba sin remera, descalzo, desarmado. Lo fusilaron a corta distancia, las imágenes que aquí reproducimos están disponibles y se observa perfectamente quién le disparó. En el barrio sostienen que hubo violencia policial, además, sobre algunos de los testigos, para que hagan el silencio necesario para permitir la impunidad del y los autores.

En la foto de portada se ve a la derecha a Gabriel en el momento en el que es impactado por los disparos policiales.

Además de su trabajo como pintor, Gabriel se dedicó especialmente a la contención de jóvenes con consumos problemáticos. Presentamos la información publicada por el diario Tiempo Argentino, integrante junto a lavaca de la Unión de Medios Autogestivos, un símbolo y una realidad sobre la violencia institucional de estos tiempos.  

Amigos, allegados y vecinos de Gabriel González, el muchacho de 45 años que murió en medio de una violenta represión de la Policía de la Ciudad, ocurrida en Navidad en Villa Lugano, marcharon en reclamo de justicia. La familia aseguró que fue asesinado a mansalva y denuncia un nuevo caso de gatillo fácil. 

Matar por matar: la violencia policial porteña y el crimen en Lugano de Gabriel González

Las lágrimas de Nelly, la viuda de Gabriel González. (Foto: Gentileza Pablo Lecaros)

Nelly, la viuda de Gabriel, aún habla de su marido en tiempo presente. En diálogo con la prensa que se movilizó hasta Cruz y Escalada, en Lugano, donde se concentró la movilización, expresó: “Hace más de 25 años que comparto con él, que vivo con él, que la luchamos, salimos a laburar todos los santos días. Tanto él como yo, salimos a trabajar para tener las cosas que tenemos y lo que pudimos construir. La peleó siempre. No es una mala persona. No se merecía morir de esa forma. Quiero justicia por la vida de Gabriel”. 

La mujer recordó que llegó a la escena del crimen cuando a su pareja “ya le habían pegado. Tenía toda la cara ensangrentada. En todo momento traté de pararlo y que no le sigan pegando, porque lo estaban lastimando. Escuchaba cómo lo incitaban a pelear con ellos. Todo el tiempo lo incitaban a pelear. Él estaba enojado y ellos eran cada vez más. Le dieron un tiro muy de cerca”. Nelly también recibió heridas en las piernas y en los brazos. 

Matar por matar: la violencia policial porteña y el crimen en Lugano de Gabriel González

Foto: Gentileza Pablo Lecaros.

Entre sollozos, la viuda pidió a sus vecinos que no la dejen sola. “Luchemos. No es la primera vez que pasa algo así. Ellos vienen a matar, no vienen a apaciguar las cosas, a tranquilizar, sea lo que sea que esté pasando. Al amigo de él lo cagaron a palos, lo llevaron a la comisaría y le dijeron que no diga nada”. 

La mujer se refiere al amigo de Gabriel que en los videos, donde quedó registrada toda la secuencia, se advierte que intenta calmar a la policía. Gerardo, el hermano de la víctima, también mencionó “al muchacho que se llevaron preso, lo golpearon y lo amenazaron que lo iban a matar, le dijeron que conocían a su familia y a su casa. Para que no declare”.

Según pudieron reconstruir, el amigo de Gabriel fue liberado de la Comisaría 8A a eso de las 5 de la madrugada de este viernes. “Le aflojaron todos los dientes, le pegaron en las costillas entre el policía que disparó y había otro peladito. Todo para encubrir la cagada que se mandaron ellos”.

Matar por matar: la violencia policial porteña y el crimen en Lugano de Gabriel González

Foto: Gentileza Pablo Lecaros.

Por su parte, la abogada de la familia, Romina Ávila, precisó que “cuando le tiran a Gabriel, le tiran estando totalmente desarmado, indefenso y a una distancia prudencial del personal. Esto quiere decir que en ese momento no estaba agrediendo al personal. Tampoco se puede argumentar que hubo un exceso en legítima defensa, es lo que nosotros llamamos gatillo fácil”.

La asesora de la familia señaló en Radio Con Vos que esperan los resultados de la autopsia y las pericias, cuyos análisis preliminares deberían estar para este sábado. “Está documentado que quien dispara es un policía que bajó del patrullero. Tenemos su rostro, imagen por imagen. Ahora a pedido de la justicia, la Policía de la Ciudad, debería identificarlo”, esgrimió.

Matar por matar: la violencia policial porteña y el crimen en Lugano de Gabriel González

Foto: Gentileza Pablo Lecaros.

Gabriel era pintor y solía contener a los chicos del barrio que padecen consumo problemático. De hecho, comenzó con esa tarea social tras un contexto de abuso de drogas por parte de su hijo. “Era una persona humilde, hijo de migrantes, muy pujante, una persona que trabajaba y en ocasiones como esta, un festejo popular, participaba. Lo grave de su conducta ayer fue salir a la vereda a compartir con los amigos, sus vecinos. Es común eso acá. Los encuentros se comparten por más que a ellos no les gusten. Es parte de la cultura”, analizó la abogada. 

“Acompañaba a chicos con consumo, porque con su hijo dio una larga lucha por esa misma situación”, añadió Ávila, quien concluyó: “La Policía de la Ciudad sigue deambulando y caminando por acá. Son los mismos policías de la Comisaría Vecinal 8A que ayer estaban tomándole declaración a sus mismos compañeros que horas antes habían ido a herir de muerte a GabrielConviven con nosotros y el miedo es grande y está”

Respecto a la autopsia, la mujer indicó que los restos fueron trasladados este viernes a las 8 a la morgue judicial y que los resultados «van a ser sumamente clarificadores de lo que creemos y que sostenemos como teoría del caso, que para nosotros se trató de un hecho de violencia institucional. Que no tuvo ningún tipo de defensa, ni exceso en legítima defensa por parte del personal policial».

Matar por matar: la violencia policial porteña y el crimen en Lugano de Gabriel González

Foto: Gentileza Pablo Lecaros.

“Mi primo asesinado por la policía era un chico trabajador, nacido acá en el barrio, en la Villa 20. Era papá de Dante y Ángel de 21 y 25 años. Re familiero. En cumpleaños o reuniones familiares él siempre estaba en la parrilla haciendo el asado. Le encantaba compartir, era fanático de la pesca, un arquerazo del equipo del barrio que hace poco salió campeón. Cariñoso, amable, sencillo, solidario. Gabriel era muy valiente, no le tenía miedo a nada”, dijo a Tiempo Oscar Villaverde, primo de Gabriel y docente de la Escuela Técnica N° 13, Ingeniero José L. Delpini de Villa Lugano.

Fue el propio Oscar quien publicó en las redes en la tarde noche de ayer el asesinato de su primo: “Hoy en un forcejeo con la policía tras defender a su hijo asesinaron a quemarropas a mi primo Gabriel González e hirieron de bala a su mujer”.

El video filmado por un vecino dejó en evidencia el asesinato a quemarropa denunciado por quienes fueron testigos del brutal crimen. Se lo ve Gabriel sin remera, defendiéndose de los golpes contra media docena de efectivos policiales que lo golpean sin piedad.

De golpe, uno de ellos saca su escopeta y le dispara. La muerte fue instantánea y uno de los disparos hirió a la compañera de vida del asesinado y a otros vecinos que observaban con asombro la brutalidad policial.

https://twitter.com/mapadelapolicia/status/2004682374236569608?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E2004682374236569608%7Ctwgr%5Eac1d97fec004d4b6f43c539db126fd40cbc95cf4%7Ctwcon%5Es1_&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.tiempoar.com.ar%2Fta_article%2Fgatillo-facil-en-lugano-no-es-la-primera-vez-que-pasa-algo-asi-ellos-vienen-a-matar-no-vienen-a-apaciguar-las-cosas%2F

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Se confirmó el procesamiento del gendarme Guerrero por el ataque al fotógrafo Pablo Grillo

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El gendarme Héctor Guerrero será procesado por el ataque que hirió gravemente en la cabeza al  Pablo Grillo el 12 de marzo pasado (la foto de portada muestra a Pablo durante su recuperación, que aún continúa). La Sala II de la Cámara Federal porteña ratificó la decisión de la jueza María Servini que había sido apelada por el acusado. Además, pidieron investigar las posibles responsabilidades de quienes estuvieron a cargo del operativo. Presentamos aquí la información del diario Tiempo Argentino, uno de los integrantes de la Unión de Medios Autogestivos.

La Sala II de la Cámara Federal de Apelaciones confirmó el procesamiento del gendarme Héctor Guerrero por las lesiones gravísimas producidas al fotógrafo Pablo Grillo y por el abuso de armas en otras cinco oportunidades durante la manifestación de los jubilados del 12 de marzo pasado.

Se confirmó el procesamiento del gendarme Guerrero por el ataque al fotógrafo Pablo Grillo

El gendarme Héctor Guerrero el día de su declaración ante la jueza María Servini.

El fallo de la Cámara lleva las firmas de los jueces Eduardo Farah, Martín Irurzun y Roberto Boico. En su voto, Boico además, exigió que se profundice la investigación por las eventuales responsabilidades de las autoridades a cargo del operativo.

La situación del gendarme Guerrero había llegado a la cámara de apelaciones luego de un planteo de la defensa del acusado en la que pidió revocar el procesamiento como presunto autor del disparo con una pistola lanza gases contra Pablo Grillo, quien sufrió heridas gravísimas durante la represión policial a aquella protesta de jubilados en el centro porteño.

El planteo de la defensa se produjo en el contexto de varias resoluciones judiciales polémicas que se dieron durante en la semana posterior al triunfo electoral de La Libertad Avanza (LLA), que tuvieron como principales beneficiarios a Mauricio Macri y Javier Milei, y como principales perjudicados a Cristina Kirchner y Guillermo Moreno. Sin embargo, el oportunismo no funcionó y este viernes los tres camaristas le dio un revés al gendarme al entender que el acusado debe ir a juicio.

Guerrero, asistido por los abogados Martín Sarubbi y Claudio Nuncija, solicitó revertir el procesamiento que oportunamente había sido dictado por la jueza federal María Servini. La defensa sostuvo que no está acreditado que el gendarme haya sido el autor del disparo y afirmó que su conducta se ajustó a los protocolos vigentes para el uso de armas lanzagases.

En tanto, el Centro de Estudios Legales y Sociales (CELS), que interviene como querellante, respaldó la resolución de Servini y la validez de las medidas de prueba, entre ellas el relevamiento en el lugar del hecho, un informe balístico de la Policía de la Ciudad y la reconstrucción denominada “Mapa de la Policía”, elaborada por realizadores audiovisuales y peritos forenses.

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